Baleine et l’escargote (La)

Grande-Bretagne, République Tchèque, Suisse (2021)

Genre : Autre

Écriture cinématographique : Programme de courts-métrages

Maternelle au cinéma 2025-2026

Synopsis

La Baleine et l’escargote

Une petite escargote de mer s’ennuie sur le rocher d’un vieux port et rêve de parcourir le monde. Un jour, une grande baleine à bosse lui propose de l’emmener en voyage à travers les océans du globe.
Cette amitié insolite nous plonge dans une odyssée fabuleuse au cœur de la nature, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Par les créateurs du Gruffalo et Zébulon le dragon , d’après le livre illustré de Julia Donaldson et Axel Scheffler.

Le Gnome et le nuage

Petite île, ciel radieux. Monsieur Gnome souhaite passer cette splendide journée à bronzer sur un transat. Un petit nuage se met juste devant le soleil, ne lui laissant pas le temps d’en profiter. Mais Monsieur Gnome sait exactement quoi faire ! Un film d’école poétique situé sur une terre entre le ciel et l’eau, peuplée de drôles de créatures.

Kuap

Qu’il est difficile d’être un têtard au fond d’une mare. Le chemin est long avant de devenir une grenouille qui sautille dans la prairie !

Autour du film

Ce programme de trois courts métrages prend comme titre celui du plus long des trois films, La Baleine et l’Escargote, et se concentre sur la rencontre de trois personnages avec les éléments naturels. Une rencontre non sans dangers et conflits ! Monsieur Gnome a visiblement l’habitude de faire face aux bouleversements que connaît sa petite île lorsqu’un nuage décide de venir cacher le soleil. Dès lors qu’il en voit apparaître un, il se rue sur chaque élément qui compose son univers et cloue tout ce qui l’entoure : ce qui est à l’intérieur de sa maison, à l’extérieur de sa maison et sa maison elle-même. Drôle d’idée ? Et non ! Monsieur Gnome a la situation bien en mains. Il se trouve que son île, absolument unique en son genre, réagit vivement au passage des nuages ! Les décors et choix de couleurs extrêmement soignés de ce premier court métrage participent au charme fantaisiste de l’histoire.

Contrarié de ne pas voir apparaître ses pattes, un petit têtard évolue plus que de coutume au sein de la mare qui l’a vu naître. Il s’habitue finalement à son univers aquatique et s’étonne le jour où enfin, il grandit. Dans un mélange d’animation classique – les animaux marins sont dessinés et numérisés – et de prise de vue réelle – une caméra étanche se glisse sous l’eau et entre les herbes de la mare pour notre plus grand plaisir –, Kuap nous propose un très joli conte sur la sortie de l’enfance.

Suite à ces deux films qui composent en quelques sortes un avant-programme, le troisième, La Baleine et l’Escargote, nous entraîne dans un univers à la fois réaliste et sophistiqué : tous les décors et personnages ont été réalisé en 3D. Grâce à une baleine à bosse, petite escargote découvre des décors plus fascinants les uns que les autres : les fonds marins d’abord, emplis de requins, de rascasses, de dauphins, de raies manta, puis des îles paradisiaques habitées par des tortues et des crabes, des forêts aux cimes grandioses et leurs ours, des banquises sublimes et leurs manchots. Elle doit aussi faire face à des animaux menaçants et des tempêtes effrayantes. Si c’est la baleine qui a embarqué l’escargote dans cette incroyable aventure, c’est l’escargote qui sauvera la baleine in extremis d’un danger de mort ! Une amitié est née. L’animation en 3D de ce troisième film est époustouflante pour ceux qui aiment les sensations fortes. Les plans de la mer en mouvement, extrêmement difficiles à réaliser, sont une véritable prouesse technique et artistique.
— Benshi

Pistes de travail

Une planète bleue en danger

L’activité humaine menace la survie de la faune sous-marine. Le réchauffement climatique et l’acidification des océans ou encore le rejet de matières plastiques obligent plusieurs espèces de poissons à émigrer dans des eaux inhabituelles, inconfortables et peu propices à leur reproduction. Les barrières naturelles de corail en Océanie et dans le Pacifique s’éteignent et des algues parasites comme la taxifolia prolifèrent en Méditerranée.

Quant aux baleines, elles échouent en masse sur les plages en raison du brouillage de leurs organes sensoriels provoqué par la pollution sonore ou industrielle. Elles se raréfient également dans certaines régions en raison de la chasse baleinière commerciale. Depuis 1986, cette chasse est interdite par un moratoire inter-national ratifié par 88 pays. Le Canada a pris lui aussi des mesures dans les années 2010 contre cette pratique dont il a longtemps été le fer de lance. Mais la Norvège, l’Islande et le Japon la perpétuent. Selon Greenpeace, le Japon aurait capturé ces dernières années 10 000 baleines, principalement des petits rorquals dans l’océan Austral. La préservation de la faune et de la flore sous-marine est plus que jamais d’actualité !